Calculateur des indemnités de licenciement en Bulgarie

Licenciement abusif, préavis non respecté, congés non pris, suppression de poste et retraite – montants bruts selon le Code du travail bulgare.

En bref

Quelle indemnité est due en cas de licenciement abusif en Bulgarie ?

Un salarié licencié de manière illégale en Bulgarie a droit à une indemnité égale à son salaire brut pour la période sans emploi, dans la limite de 6 mois (art. 225, al. 1, du Code du travail). S'il a accepté un emploi moins bien rémunéré, il perçoit la différence. Le licenciement doit être contesté en justice dans un délai de 2 mois (art. 358 du Code du travail), et la procédure est gratuite pour le salarié.

Licenciement abusif (art. 225, al. 1, du Code du travail)—
Préavis non respecté (art. 220 du Code du travail)—
Congés payés non pris (art. 224 du Code du travail)—
Période sans emploi (art. 222, al. 1, du Code du travail)—
Droit à pension (art. 222, al. 3, du Code du travail)—
Total (brut)—

Les montants sont bruts et ne constituent qu'une estimation. Selon le type de versement, des impôts et cotisations sociales peuvent s'appliquer. Les sommes dues dépendent du motif du licenciement – toutes les lignes ne s'appliquent pas en même temps.

Le calculateur donne des montants bruts indicatifs selon le Code du travail bulgare. Le montant réel dépend du motif du licenciement, du contrat et de la décision du tribunal. Le résultat ne constitue pas un conseil juridique.

Comment les indemnités sont-elles calculées ?

Toutes les indemnités prévues par le Code du travail bulgare (Кодекс на труда, КТ) sont calculées sur le salaire brut. Le calculateur affiche chaque montant séparément, car ils sont dus pour des motifs différents et dans des circonstances différentes.

  • Licenciement abusif (art. 225, al. 1, du Code du travail) : le salaire brut pour la période sans emploi, dans la limite de 6 mois. Si vous avez accepté un emploi moins bien rémunéré, la différence mensuelle est due pour la même période.
  • Préavis non respecté (art. 220 du Code du travail) : salaire brut / 30 × nombre de jours de préavis non respectés. Pour un contrat à durée indéterminée, le préavis est en général de 30 jours, sauf si un délai plus long – jusqu'à 3 mois – a été convenu.
  • Congés payés non pris (art. 224 du Code du travail) : le calculateur utilise salaire / 21 jours ouvrables × nombre de jours. En pratique, on retient le salaire journalier brut du dernier mois complet travaillé ; le montant réel peut donc légèrement différer.
  • Fermeture, réduction d'effectifs, baisse du volume de travail, arrêt du travail de plus de 15 jours, etc. (art. 222, al. 1, du Code du travail) : indemnité pour la période sans emploi, dans la limite d'un mois.
  • Retraite (art. 222, al. 3, du Code du travail) : 2 mois de salaire brut si vous avez acquis un droit à pension, et 6 mois si vous avez travaillé pour le même employeur ou le même groupe de sociétés au cours des 10 dernières années.

Délais et coûts d'un litige du travail

L'action en annulation d'un licenciement abusif doit être introduite dans les 2 mois suivant la cessation du contrat de travail (art. 358 du Code du travail). Ce délai est préfix – si vous le manquez, le licenciement est maintenu. Les demandes pécuniaires, comme les salaires impayés et l'indemnité pour congés non pris, peuvent être introduites dans les 3 ans à compter de leur exigibilité.

Les litiges du travail sont gratuits pour le salarié (art. 359 du Code du travail) : aucune taxe judiciaire ni aucun frais d'expertise ne sont dus. Si vous obtenez gain de cause, l'employeur vous rembourse aussi en principe les honoraires de votre avocat.

Questions fréquentes

Combien de mois de salaire puis-je obtenir pour un licenciement abusif ?

Au maximum 6 mois de salaire brut pour la période pendant laquelle vous êtes resté sans emploi en raison du licenciement (art. 225, al. 1, du Code du travail). Si vous avez accepté un emploi moins bien rémunéré, la différence de salaire pour la même période est due. Les indemnités de préavis et de congés non pris peuvent être dues séparément.

De combien de temps est-ce que je dispose pour contester le licenciement ?

2 mois à compter de la cessation du contrat de travail – en général à compter du jour où la décision de licenciement vous a été remise (art. 358 du Code du travail). Le délai est strict : si l'action est introduite ne serait-ce qu'un jour trop tard, le licenciement est maintenu.

Serai-je réintégré ?

Si le tribunal annule le licenciement et que vous avez demandé votre réintégration, il l'ordonne. Après avoir gagné le procès, vous disposez de 14 jours pour reprendre le travail. Vous pouvez aussi choisir de ne pas demander la réintégration et réclamer uniquement l'indemnité et la rectification du motif dans votre livret de travail (трудова книжка).

Combien la procédure coûte-t-elle au salarié ?

Le salarié ne paie ni taxe judiciaire ni frais dans un litige du travail (art. 359 du Code du travail). Si vous obtenez gain de cause, l'employeur vous rembourse aussi en principe les honoraires d'avocat que vous avez payés.

J'ai signé une rupture d'un commun accord. Puis-je encore réclamer une indemnité ?

Une rupture d'un commun accord (art. 325, al. 1, point 1, du Code du travail) est en pratique très difficile à contester comme licenciement abusif. Ne signez donc jamais de documents sous la pression. L'indemnité pour congés payés non pris est toutefois due en principe en cas de cessation du contrat, quel qu'en soit le motif.

Si vous êtes un salarié étranger ou travaillez au-delà des frontières

De plus en plus souvent, le salarié, l'employeur ou le travail lui-même se trouvent dans des pays différents. Voici ce qui compte si vous êtes un étranger travaillant en Bulgarie, si vous travaillez à distance depuis l'étranger pour un employeur bulgare, ou si vous avez déjà quitté la Bulgarie – par exemple des expatriés français, belges, suisses ou d'autres pays.

Je suis étranger et je travaille en Bulgarie. Ai-je les mêmes droits en cas de licenciement ?

Oui. Si vous travaillez en Bulgarie en vertu d'un contrat de travail avec un employeur bulgare, le Code du travail bulgare vous protège de la même manière que les salariés bulgares – avec les mêmes indemnités et les mêmes délais. Les citoyens de l'UE n'ont pas besoin de permis de travail. Si votre droit de séjour dépend d'un permis de travail, vérifiez rapidement ce que le licenciement implique pour votre statut.

Je travaille à distance depuis l'étranger pour une société bulgare. Quel droit s'applique ?

Cela dépend du contrat et du lieu où vous accomplissez habituellement votre travail. Les parties peuvent choisir le droit applicable, mais en principe ce choix ne peut vous priver de la protection du droit du pays où vous travaillez habituellement. C'est pourquoi nous examinons chaque situation individuellement avant de calculer une indemnité.

Je travaille en Bulgarie pour un employeur étranger. Le Code du travail bulgare s'applique-t-il ?

Souvent oui, lorsque le travail est habituellement accompli en Bulgarie, mais le contrat et les circonstances concrètes sont déterminants. Le calculateur repose sur le droit bulgare – si un autre droit s'applique, les indemnités peuvent être différentes.

Dans quel pays puis-je poursuivre mon employeur ?

En principe, un salarié peut agir dans le pays où il travaille habituellement ou dans le pays où l'employeur a son siège. Lorsque plusieurs pays sont concernés, nous déterminons lequel est le plus favorable pour vous, en tenant compte également des délais.

Je vis déjà hors de Bulgarie. Puis-je contester le licenciement sans me déplacer ?

En principe, oui. Un avocat bulgare peut vous représenter sur la base d'une procuration, que vous pouvez signer à l'étranger – par exemple devant un notaire avec apostille ou dans un consulat bulgare. Le délai de 2 mois court où que vous soyez ; ne le manquez donc pas.

Comment utiliser des documents provenant de l'étranger – par exemple un contrat pour un nouvel emploi ?

Les documents en langue étrangère sont présentés au tribunal avec une traduction en bulgare et, si nécessaire, avec une apostille ou une légalisation. Par exemple, un contrat pour un emploi moins bien rémunéré à l'étranger peut avoir une incidence sur le montant de l'indemnité pour licenciement abusif.

Je suis citoyen britannique ou américain et je travaille en Bulgarie. Cela change-t-il quelque chose pour moi ?

Vos droits au titre du Code du travail bulgare sont les mêmes que ceux de tout autre salarié. La différence tient en général à votre statut de séjour : depuis le Brexit, les citoyens britanniques sont traités comme des ressortissants de pays hors UE, sauf s'ils relèvent de l'accord de retrait ; un licenciement peut donc avoir une incidence sur un permis de séjour lié à l'emploi. Nous vérifions ce point en même temps que le licenciement lui-même.

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